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Alexis Rosso a bousculé son agenda pour être présent à l’élection de miss Guadeloupe pour miss France. Guadeloupéen d’origine, il coiffe les plus grandes stars et personnalités. Il partage son temps entre Paris, Londres, New York et les pays d’Afrique.

« J’ai débuté en Guadeloupe. Ce sont mes clientes qui m’ont poussé à aller plus loin et ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. » Alexis Rosso est aujourd’hui un homme heureux. Il parcourt le monde en exerçant sa passion : la coiffure. Entre Londres, Paris, New York ou des centaines de destinations qui font rêver, il trouve le temps de venir en Guadeloupe exercer ses talents. C’est Alexis qui a coiffé les candidates pour l’élection de miss Guadeloupe pour miss France. « J’ai revisionné ce que j’avais déjà réalisé les années précédentes. Je déteste faire les mêmes choses et je suis parti dans mon délire. »

IL COIFFE LES MODÈLES DE KARL LAGERFELD

Tout de noir vêtu, de même que la couleur de ses accessoires, Alexis Rosso baigne dans le monde de la mode et du showbiz à Paris, où il a élu domicile depuis plus de 10 ans. « C’est la capitale de la mode. »
Ambassadeur de Mizani L’Oréal, il est devenu le coiffeur studio international, le spécialiste du cheveu frisé incontournable pour les créateurs, producteurs, acteurs, célébrités… Il collabore avec des magazines tels que Femme actuelle, Glamour, Biblond, Miss Ébène, Amina… et coiffe les modèles de Karl Lagerfeld, Aissa Maga, Inna Modja, Sonia Rolland, Christine Kelly… Un monde qu’il a eu la chance d’intégrer grâce à son talent et sa pugnacité.
« Christine Kelly est la première black que j’ai coiffée et qui passait à la télé. De bouche à oreille, j’ai eu des contacts, j’ai travaillé. » Alexis Rosso ne compte pas ses heures. Un matin, il enjolive une Sénégalaise. Le lendemain, il est à Paris sur les têtes des mannequins de Lagerfeld et on le retrouve dans l’avion, cap sur la Guadeloupe… « J’ai débuté à 15-16 ans et c’est avec le même engouement, 20 ans après, que je pratique. Il y a des moments de stress et de fatigue, mais j’ai la chance de vivre de ma passion. »
Coiffeur, visagiste, perruquier… Alexis Rosso prend encore le temps de former d’autres coiffeurs aux techniques de Mizani ou ceux qui veulent parfaire leur savoir-faire. Quand on lui demande s’il coûte cher ? Il répond : « Non, pour le plaisir que je procure. (Sourires) Je ne coiffe pas tout le monde. »