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GUADELOUPE. À 73 ans, le journaliste guadeloupéen, René Cazimir-Jeanon, a tiré sa révérence, à Paris, mardi soir. Ses obsèques sont prévues la semaine prochaine à Pointe-à-Pitre.

René Cazimir-Jeanon a participé au lancement du journal France-Antilles en Guadeloupe, il y a 52 ans. En février 1965, il a commencé comme chroniqueur sportif aux côtés de feu Jean Chomereau-Lamotte, autre journaliste réputé. Tous deux faisaient déjà partie de la rédaction du journal Nouvelliste, avant de rejoindre France-Antilles qui venait de s’implanter à Pointe-à-Pitre.

Par la suite, René s’est tourné vers l’information générale et affectionnait tout particulièrement les sujets économiques et politiques. Il savait et aimait, de sa plume acerbe, créer les polémiques en dénonçant les irrégularités et injustices.

Il a travaillé toutes ces années en harmonie avec ses confrères de Martinique et notamment Henri Mangatalle et Edouard Jacques-Gustave.

Il a fini sa carrière à France-Antilles comme rédacteur en chef adjoint en 2004. Mais il animait toujours une chronique dans l’hebdomadaire Nouvelle Semaine.

René Cazimir-Jeanon, qui a grandi à Pointe-à-Pitre, avait l’âme de Pointois. Mais il avait gardé aussi de bonnes relations avec ses amis d’enfance du Moule, commune de sa mère où il passait ses vacances au centre-bourg, avec Julien Mérion, les frères Manicom, Gabrielle Louis-Carabin, maire du Moule, qui le surnommait « Mon petit Lapin » .

À sa femme Liliane, à ses quatre enfants et à ses proches, France-Antilles présente ses condoléances.