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L’exploit ou le bagne… Seule une victoire du FC Sion samedi à Saint-Gall assorti à un échec de Lugano à Thoune au même moment pourrait encore empêcher la mise sur pied du camp de redressement, sous forme de stage commando, que Christian Constantin prévoit toujours d’organiser en marge de la pause.

Si le boss, convaincu de la nécessité de durcir la manière, n’en démord pas, la destination, elle, a déjà changé. Les Pyrénées (ou les Cévennes) remplaceront la Guyane française, jugée trop dangereuse en raison des risques sanitaires encourus (malaria, dengue, fièvre jaune, etc.).

Constantin a rendez-vous aujourd’hui même avec les organisateurs du camp. «On partira le 2 ou le 3 janvier. Les gars auront leurs vacances mais ce qui les attendra ensuite à leur retour n’en sera pas…»

Un recours qui traîne

Le rendez-vous du Kybunpark constitue le dernier acte de l’annus horribilis vécue par le FC Sion. «Dans le scénario du pire, le risque existe de se retrouver décramponné, rejeté à 4 points du premier non relégable. Ce n’est pas négligeable… Vivement que l’on en termine avec cette année, même si le changement de millésime ne revient pas à enterrer nos problèmes!»

Et des problèmes, notre interlocuteur en est conscient, il y en a en abondance, partout et de toutes sortes. L’éloignement du patron n’a pas contribué à renforcer l’état d’esprit parfois évanescent, voire dissipé, d’un groupe en perdition, sans leader capable de réveiller les troupes.

«Je ne sens plus le pouls de l’équipe, dont je suis coupé. Dès l’instant où je ne suis plus dans le vestiaire, il est difficile pour moi de ramener ma gueule. Contre Thoune, j’ai trouvé Gabri dépité, le regard triste…» Dans l’affaire Fringer, le recours déposé le 15 octobre en deuxième instance auprès du Tribunal de la SFL n’a toujours pas été traité par les juges de Muri – un immobilisme suspect qui interpelle forcément. «En faisant traîner exagérément les choses, estime CC, ils sont en train de violer leurs propres règles.»

Mais le boss de Tourbillon le sait aussi, il a enchaîné les erreurs stratégiques. Virer Zeidler ce printemps en fut une comme le fait d’accorder une confiance aveugle à Tramezzani au niveau du recrutement. «J’ai eu le tort de trop faire confiance…»

Cet hiver, Sion, qui entretient déjà le plus gros contingent de la Super League avec 34 joueurs sous contrat (contre 22 au LS), ne pourra actionner que trois licences. Si l’urgence d’engager un défenseur central relève de l’évidence – Reto Ziegler, un vrai patron, n’a jamais été remplacé –, la grave blessure de Mitryushkin, privant Sion de son gardien No 1 ce printemps, pourrait aussi changer la donne.

Pour assurer sa place dans l’élite, le club valaisan doit miser sur des sauveurs, prêts à s’investir dans une mission pas encore impossible mais toujours plus périlleuse à relever.

Créé: 12.12.2017, 13h14