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Mikael Mancée, leader des Grands frères, a été placé en garde à vue ce matin pour des faits présumés de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique lors des mouvements sociaux d’avril devant la préfecture. Accompagné de son avocate Magali Robo-Cassildé, il est sorti des locaux de la PJ et a été accueilli par les 500 frères et Davy Rimane. 

Mikaël Mancée, figure charismatique du mouvement social, a été placé ce matin en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, boulevard de la République à Cayenne pour des faits présumés de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Les faits pour lesquels le président des Grands Frères est entendu se sont déroulés lors des mouvements sociaux au mois d’avril devant la préfecture. Ce jour-là certains manifestants étaient partis à l’assaut de la préfecture dans le but d’envahir les lieux. Plusieurs leaders des 500 Frères dont faisait partie à l’époque Mikaël Mancée, s’étaient interposés pour calmer les assaillants.

C’est ce jour-là aussi que le directeur départemental adjoint de la sécurité publique, le commissaire Terry avait été blessé et transporté dans un état grave au centre hospitalier de Cayenne. Les faits de violence sur un officier du commissariat se sont déroulés lors des affrontements.

Cette convocation est une intimidation. Nous irons jusqu’au bout, jusqu’à la mort. La Guyane a 90 ans de retard“, a déclaré sur place Olivier Goudet, président d’honneur des 500 frères. Peu nombreux sur place, ils répondent : “la convocation de Mikael Mancée un mercredi, lorsque tout le monde travaille, n’est pas fortuite. Un samedi, il y aurait eu une mobilisation plus importante“.

Sur les faits, l’ancien policier n’a pas la même version que le policier qui a porté plainte. En effet, la victime est un commissaire de police qui était arrivé en renfort. Ce dernier a porté plainte contre Mikaël Mancée en déclarant que l’actuel leader des Grand Frères l’avait frappé lors des échauffourées. Mikaël Mancée est tombé des nus lorsqu’il a reçu la convocation. Pour l’ex-policier, « ce n’est pas lui qui a frappé l’officier de police, mais c’est ce dernier qui lui a donné un coup-de-poing dans le dos alors qu’il faisait bar rage entre les manifestants en colère et les fonctionnaires » . Il reconnaît avoir été à la rencontre du commissaire pour lui demander des explications. C’est certainement cette démarche qui vaut à Mikaël Mancée d’avoir été convoqué par la justice dans les locaux de la police Judiciaire, boulevard de la République à Cayenne.

Plus de détails dans notre prochaine édition