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La crise sanitaire a durement impacté l’activité des hôteliers en Guyane. Le taux de remplissage est proche de zéro et le chiffre d’affaire en négatif. L’heure est à la conquête ou à la reconquête de la clientèle locale c’est le pari de deux hôteliers à Matoury et à Rémire Montjoly. 
 

Nichées sous la colline, à la lisière de la forêt à Rémire Montjoly, ces maisonnettes individuelles dotées de mezzanines, sont idéales pour des vacances ou un week-end en famille. Elles font partie du parc immobilier d’un complexe touristique implanté de longue date dans la commune. L’hôtelier héberge plutôt, habituellement, une clientèle d’affaire extérieure et seulement 1/10e de locaux. 
Une famille est présente durant ce reportage et elle séjourne dans cet hôtel pour une raison exceptionnelle, un dégât des eaux au domicile familial nécessitant un relogement pour quelques jours. L’occasion de découvrir les atouts de cet hébergement

Des pertes colossales pour les hôteliers

 Avec la crise sanitaire, l’hôtel  connaît un taux de remplissage de moins de 5% et une perte de 93% de son chiffre d’affaires. Même avec le chômage partiel, le fond de solidarité et les prêts garantis par l’Etat, il est difficile de se remettre des effets de cette crise sans précédent d’où l’intérêt de parvenir à conquérir une clientèle locale même à faibles revenus : 
Serge Fulgence, directeur de complexe Hotelier Belova :

Ce marché interne c’est les trois quart des gens qui n’ont pas de pouvoir d’achat… il faut solliciter les différents régimes sociaux de tutelle, créer des fonds spéciaux et flécher par une forme de pass citoyen en direction de notre secteur sinistré, la restauration et les hôtels…

Un dispositif, qui n’existe pas encore en Guyane. Mais en attendant, l’opération séduction de cet hôtel, c’est son offre “Soirée, étape, résident”  qui comprend la pension, l’hébergement et le départ tardif, à des tarif préférentiels. 
Il en va de même dans un autre hôtel à Matoury.  Les réservation en ligne donnent droit à des tarifs réduits et l’addition est revue à la baisse pour les séjours en famille. Pourtant durant la crise, le directeur déplore la perte d’une partie de sa clientèle locale en raison de l’interdiction d’accès à la piscine faite par l’Agence régionale de santé pour des raisons de sécurité sanitaire. Bertrand Isidore Arbit, directeur de l’hôtel Ebène verte :

Beaucoup de réservations ont été posées puis ensuite rayées car ni jacuzzi, ni piscine… si on savait on n’aurait pas dépensé autant d’argent pour l’entretien de nos piscines.

Même si certains clients sont rebutés par l’interdiction, le directeur constate une légère hausse de sa clientèle locale venue passer un séjour à l’hôtel à défaut d’un voyage à l’extérieur du pays.  

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Source: la1ere.francetvinfo.fr