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Voilà une bonne nouvelle pour les agriculteurs de l’Amapá : leur État est épargnée par la fièvre aphteuse, a reconnu le ministère brésilien de l’Agriculture. Ils peuvent donc exporter leurs bêtes. La commercialisation à l’international était interdite depuis les années 1990, sur décision de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Après la décision du gouvernement brésilien, l’OIE doit encore officialiser ce droit d’exporter. Ce devrait être fait en avril, lors de sa prochaine réunion à Paris. L’Amapá a le deuxième plus grand troupeau de bétail du Brésil, avec 341 milliers de têtes de bétail. La reprise commerciale a été autorisée après que le gouvernement de l’État d’Amapá ait vacciné 96% du cheptel. Selon le gouverneur de l’Amapá, Waldez Góes, cette décision est un grand événement pour l’économie de l’État, qui impose aussi à celui-ci des responsabilités pour faire fonctionner le marché du boeuf. « Nous devons beaucoup remercier tous ceux qui se sont impliqués. Cela a été un travail très intense ces dernières années et je suis sûr que cette réalisation marquera grandement l’Amapá. Maintenant, nous devons maintenir cette autorisation » , a déclaré le gouverneur.

Afin d’être indemne de fièvre aphteuse, l’État d’Amapá s’est conformé à une liste de critères tels que l’amélioration des méthodes de travail, la formation des fonctionnaires et la mise en place d’un système informatisé de traçabilité des bêtes.

L’État d’Amapá est le dernier au Brésil à bénéficier de ce programme de vaccination pour éradiquer la fièvre aphteuse. Le ministre brésilien de l’Agriculture, Blairo Maggi, a déclaré qu’après la reconnaissance internationale, le programme de retrait du vaccin commencera dans le nord du pays. « Commençons ce programme ici par les États du Nord. Les éleveurs seront en mesure de commercialiser leurs produits aux standards nationaux et internationaux sans aucun problème » , a assuré le ministre.

Abinoan SANTIAGO, à Macápá