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Certains parents attendent depuis quatre heures du matin pour inscrire leurs enfants au CASNAV…Ce lundi, ils ont été plus de 150 devant la structure…Et pour entrer, il faut avoir l’un des 50 tickets donnés par la sécurité
Ercy, tante d’enfants non scolarisés :

“Nous sommes venus de Kourou depuis 6 h du matin,et ils n’ont distribué que 50 tickets, ce n’est pas normal. On doit retourner demain à 3 h du matin pour trouver une place afin d’inscrire les enfants.”

Aux côtés des parents, des enfants arrivés ces derniers mois de l’étranger…Ils espèrent une place dans le système scolaire pour avoir un avenir
Mia, enfant non scolarisée :

“Je viens ici pour pouvoir étudier , pour avoir un avenir meilleur, un métier et une carrière afin de rester vivre ici. Je désire devenir architecte d’intérieur.”

Clarisse, accompagnatrice d’enfants non scolarisés

“Lorsque j’ai posé le dossier, on te contacte afin de passer le test et après ,si éventuellement il y a une place dans les écoles en Guyane, on place l’enfant.”

Le Casnav a déjà une liste de plus de 900 jeunes établie lors d’une première session d’inscription clôturée début juillet. Ce matin, c’était le début de la 2ème session.
Romuald Janin, Inspecteur de l’Education Nationale, chargé du Casnav (Centre Académique pour la Scolarisation des Elèves Allophones Nouvellement Arrivés) :

“Nous ce que l’on veut lancer comme message, c’est de dire à toutes les familles que du lundi au vendredi, le Casnav est ouvert, il est ouvert de 8h30 à 12h30. Donc rien ne sert de venir devant le portail bien avant l’ouverture, tout le monde sera reçu.”

Après un test de niveau, chaque jeune doit être affecté dans une classe en collège ou en lycée pour apprendre le français. Selon le Casnav, les élèves de la première phase d’inscription ont tous été affectés. 90 enfants ont été reçus ce matin, sans compter ceux à venir.
Romuald Janin, Inspecteur de l’Education Nationale, chargé du Casnav :

“Dire qu’il y a de la place pour tout le monde, c’est être un peu présomptueux, c’est vraiment une étude au cas par cas. Il faut véritablement étudier les dossiers par le biais d’un dossier administratif, de mettre en place des tests, une commission, des affectations, et donc normalement tout le monde a sa place dans un établissement.”

Chargé de la scolarisation des jeunes allophones nouvellement arrivés de 11 à 16 ans, le Casnav n’a pas de solution pour les jeunes à partir de 17 et 18 ans, qui dépassent l’âge légal de la prise en charge scolaire. La structure compte une dizaine d’agents à Cayenne, mais seuls trois sont dédiés à l’accueil.

Le difficile parcours pour la scolarisation des enfants non francophones

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Source: la1ere.francetvinfo.fr