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Mi-décembre, l’Établissement français du sang (EFS) tirait la sonnette d’alarme face à la baisse de la collecte observée depuis le début du mois, qui avait fait tomber les réserves à un niveau jugé « trop fragile » en cas de gros problèmes. Ne restaient que 75 000 poches de sang en stock, contre 100 000 en temps normal.La situation n’a toutefois rien d’exceptionnel en cette période de l’année. Les Français ont plus la tête tournée vers les fêtes, et l’épidémie de grippe qui sévit dans plusieurs régions et les mauvaises conditions météorologiques peuvent inciter des donneurs à rester chez eux.Une affaire nationaleChaque jour, 10 000 dons du sang sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins des hôpitaux, et il n’est pas possible de faire des stocks importants. Les plaquettes ne peuvent pas se conserver plus de cinq jours et les globules rouges quarante-deux jours. Il n’existe pas de produit de substitution et il n’est pas question de faire venir du sang de l’étranger, même des pays voisins. La loi l’interdit. Même à l’heure de l’Union européenne, le sang reste une affaire nationale.