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La “BADI” est une page Facebook destinée à recueillir les témoignages de victimes de discriminations et à les orienter vers les interlocuteurs compétents: associations, Défenseur des droits ou commissariats pour le dépôt d’une plainte. “C’est un dispositif d’alerte, un facilitateur de mise en contact avec les associations et les dispositifs légaux existants”, a expliqué Marlène Schiappa, qui précise que l’idée avait émergé lors du débat télévisé co-animé par la secrétaire d’Etat et Cyril Hanouna le 26 janvier dernier.
Des “réponses circonstanciées”Les personnes victimes qui posteront leur message sur la page recevront une réponse circonstanciée de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine LGBT (Dilcrah). “Une douzaine de salariés très compétents fourniront des réponses circonstanciées, ce ne sont pas des robots”, a précisé le délégué interministériel Frédéric Potier.
Une “version beta””Il s’agit d’une version beta, une version test à laquelle nous apporterons les correctifs nécessaires au fur et à mesure” a indiqué Mme Schiappa. “S’il faut plus de moyens, on les mettra”, a renchérit Julien Denormandie, qui précise que “2,5 millions du ministère du logement financent déjà les acteurs de la lutte contre les discriminations dans le cadre de la politique de la Ville”. Plusieurs associations dont SOS racisme, SOS homophobie, Femmes solidaires participent à la plate-forme, selon Mme Schiappa.

Le choix de Facebook répond à une volonté de “dédramatiser le contact institutionnel”, selon elle.Les messages peuvent être privés ou publics. Les données seront conservées “de la même façon que pour toutes les pages Facebook, il n’y a pas de conservation spécifique”, a indiqué Anton Battesti, responsable des affaires publiques du réseau social.
Les associations veulent plusPlusieurs associations, comme Les Maisons des Potes ou SOS Homophobie ont salué l’annonce tout en appelant de leurs voeux une véritable brigade de policiers et de magistrats spécialisés dans la lutte contre les discriminations.”Pour les Maisons des Potes, il faudrait déployer une brigade d’officiers de police judiciaire dans chaque SRPJ de France et un magistrat spécialisé dans chaque cour d’appel”, indique l’association dans un communiqué lundi. SOS Homophobie souhaite que des “référents soient en place dans les commissariats, où les victimes de discrimination renoncent à se rendre de peur d’être mal reçues”.

Source: https://la1ere.francetvinfo.fr