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Mardi 1 Septembre 2020 – 19h22

Les Saint-Martinois qui vont à l’école du côté français et qui vivent du côté hollandais n’ont pas pu effectuer leur rentrée, ce mardi.

« La préfète déléguée Sylvie Feucher a donné comme consignes strictes de ne laisser passer aucun enfant vivant en Dutch side et scolarisé côté français ». Ce sont les mots de Jeremie Huot, représentant syndical SE-UNSA îles du Nord, en colère.
Ce mardi, de nombreux parents et aussi professeurs se sont retrouvés coincés du côté hollandais, ne pouvant effectuer la rentrée en partie française. « Ce sont des personnes qui partagent leur vie avec des Hollandais et vivent à Sint Marteen, c’est leur droit ! » affirme Jeremie Huot, après avoir reçu l’appel de professeurs et de plusieurs paraents. Il a contacté sa base en Guadeloupe et aussi le bureau dans l’Hexagone. « J’ai dénoncé cet état de fait. Cela veut dire que des fonctionnaires sont traités comme s’ils étaient des étrangers et qu’il leur fallait des titres de séjour ! J’ai eu un appel d’une enseignante, mère de famille. On lui demande une attestation avec de multiples documents justificatifs. La préfecture lui a répondu aussi que ses enfants pourtant français ne peuvent pas aller à l’école. C’est inacceptable », peste le représentant syndical qui a également alerté la rectrice Christine Gangloff-Ziegler.
Pourtant le communiqué datant du 28 août et émanant de la préfecture de Saint-Martin et Saint-Barthélémy avait prévenu. Il précisait – au vu de la recrudescence de cas de Covid du côté hollandais – que les élèves vivant à Sint Marteen seraient privés de rentrée scolaire du côté français. « De quel droit ? demande le syndicat. Nous demandons la libre circulation des élèves, de leurs parents et des professeurs. »
Il y a peu de temps, le syndicat a rencontré le vice recteur des Iles du Nord M.Sanz et la rectrice Christine Gangloff-Ziegler. « Elle a été à l’écoute et a tenté de comprendre nos difficultés », précise Jeremie Huot. À Saint-Martin, la Covid-19 a accentué la fragilité sociale de certains foyers et le décrochage scolaire très important dans cette île dépendante encore de l’académie de Guadeloupe.

 

Source: France Antilles